Affaire Booba vs Magali Berdah : leurs avocats témoignent

Dans une vidéo postée par Brut sur les réseaux sociaux ce jeudi 21 juillet, les avocats de Booba et Magali Berdah ont accepté de témoigner suite à l’affaire qui oppose leurs deux clients. Le rappeur du 92 et l’influenceuse de tes influenceuses préférées se sont engagés dans une bataille médiatique et judiciaire au cours des dernières semaines où tous les coups sont permis.

Booba s’attaque aux influvoleurs de l’agence de Magali Berdah

La bombe a explosé depuis quelques mois. Sur les réseaux sociaux et dans une interview avec Le Parisien, la célèbre agente d’influenceurs Magali Berdah a accusé Booba de cyberharcèlement, affirmant être menacée jour et nuit par le rappeur et sa communauté en ligne. « Booba a déjà été condamné au civil et ses comptes supprimés. Mais il en a créé de nouveaux. Il est intouchable, il vit à Miami, et a une puissance de frappe énorme, avec 5 millions d’abonnés sur Twitter », a expliqué la chroniqueuse de TPMP après avoir porté plainte.

« De son compte en découlent des centaines d’autres d’internautes qui se mettent à me harceler, le jour, la nuit, avec des menaces de mort. Ce n’est plus une vie, je ne dors plus depuis trois nuits. Je ne fais que pleurer, je veux que cela s’arrête » a-t-elle ajouté.

À lire aussi :  Le classement des artistes les plus écoutés en France en 2022

Le DUC n’a pas tardé à réagir sur Twitter, expliquant qu’il voulait juste démanteler le système mis en place qui permettait aux influenceurs de se développer, et que Magli Berdah joue un rôle important de ce système.

« Nous pensons sincèrement que les personnes comme toi représentent une menace pour les jeunes et pour nos enfants. On en a marre des escrocs, marre du vent, marre du fake. Place au talent et à la créativité. Que du positif ». A-t-il déclaré sur Twitter. Dans cette guerre sans fin, le rappeur de Boulogne, actuellement exilé à Miami, a décidé à son tour de porter plainte pour diffamation et dénonciation calomnieuse.

Les avocats de Magali Berdah et B2O ont été interviewés cette semaine par Brut, et ils sont revenus sur ce qui a motivé leurs clients à mener cette bataille médiatico-judiciaire sans fin. « Booba a découvert qu’on lui proposait d’investir et, qu’en fait, tout était faux. Il pensait avoir un interlocuteur, il a rencontré un système. Ce système, rapidement, a pris un nom pour lui qui est Magali Berdah », explique l’avocat de Kopp, Maître Patrick Klugman.

Le DUC a tweeté plus de 40 fois sous le # berdahgateweek en une semaine à propos de Magali Berdah, qui est à la tête de la plus grande agence de marketing d’influence « Shauna Events ». Il l’a notamment accusée d’inciter les influenceurs avec lesquels elle collabore à promouvoir des pratiques commerciales trompeuses, telles que le dropshipping.

À lire aussi :  Dylan Thiry falsifie des documents pour éviter Booba

« Booba dénonce particulièrement le dropshipping. Il a décidé de mettre tout le public au courant parce qu’il y a un système des influenceurs qui consiste à abuser des gens, à leur vendre n’importe quoi sans aucune vérification », explique son avocat.

De son côté, Maître Antonin Gravelin-Rodriguez, avocat de Mme Berdah, a décrit sa cliente comme « une femme juive, success woman qui s’est faite toute seule, clouée au pilori sur les réseaux sociaux ».

« C’est simplement que c’est un nouveau métier, c’est une nouvelle activité économique qui est récente, donc on ne peut pas tout bien faire du premier coup. La société de Magali Berdah, Shauna Events, apprend au fur et à mesure de ces pratiques. Évidemment qu’il y a des fraudes dans ce milieu, que le dropshipping est condamnable, etc., mais madame Berdah n’a jamais été mise en cause pour des pratiques de la sorte. Jamais ». A-t-il ajouté.

Ce dernier a affirmé que Mme Berdah avait reçu « des dizaines de milliers de menaces de mort, notamment à caractère antisémite » et qu’elle a « dû déménager en urgence » après la révélation de son adresse. « On va montrer au procureur de la République ce que nous comprenons de ce système et on va demander à chacun d’assumer ses responsabilités », a déclaré l’avocat de B2O. Le parquet de Paris a confirmé que l’enquête était en cours depuis le 1er juin.